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lundi 29 décembre 2025

The Benefactress (An Exposure of Cinematic Freedom) de Guerrilla Metropilitana (2025)

Moi qui ronronne dans le porno pépère depuis un bon moment et qui, l’âge aidant, m’embourgeoise toujours plus dans mon petit confort, voilà que l’artiste fou Guerrilla Metropolitana m’envoyait il y a peu son dernier film : The Benefactress, sous-titré An Exposure of Cinematic Freedom (édité chez Blood Pact Films en DVD/Blu-ray). Soit "la bienfaitrice une exposition de la liberté cinématographique". Sans qu’il en ait conscience, le gars allait alors bousculer mes habitudes et malmener mon train-train pendant plus d'une heure. Pensez donc : film interdit de distribution in UK, et film qui remua fort son public lors de son passage en ciné-clubs souterrains...

Guerrilla Metropilitana ? Un pseudo bien sûr, derrière lequel se planque un Italien sis à Londres, réalisateur d’une flopée de courts métrages dans les années 020  et du plus long Dariuss sorti à l’été 2025. Dit comme ça, rien de bien nouveau sous le soleil de l’arthouse et de l’underground : la joie adolescente de briser les tabous, le plaisir de la rébellion et l’énergie toute juvénile de la transgression. Du passé cinématographique faisons table rase en un mot, et qu’importe le bien-être du spectateur : foin des contraintes narratives et des bienséances élémentaires, seul compte la liberté de filmer  même à la sauvage (pour 10 000 $ ici, en un seul petit week-end). Il faut dire que Metropolitana est un drôle d’oiseau, qui annonce la couleur sans complexe :  « Je suis de droite et voue une haine farouche au politiquement correct et à toute cette culture woke nauséabonde, avec ses valeurs dictées d'inclusion, d'égalité et de gentillesse. Je suis un animal sexuel débridé qui se moque de ces valeurs. Je crois aux plus forts, au talent et à l'exclusivité de l'individu surdoué. Je méprise la médiocrité, la superficialité et l'hypocrisie progressiste. Je suis un rebelle qui refuse de s'incliner devant le piédestal de l'égalité » (entretien au site Eternality Tan, le 10 décembre 2025). Provocation ultra ou sincérité absolue ? Peu importe, car la seule question qui vaille est de savoir si le cinéma du bonhomme répond à cette charte idéologique et esthétique particulièrement ambitieuse.

Le mec m’avait prévenu cela dit : The Benefactress is pornographic avant-garde horror. The film has some authentic sexual scenes, it's very sadistic... It’s about how far can a filmmaker go in the name of artistic freedom through voyeurism and sadism. Programme goûtu a priori, mais l’intérêt de la chose n’est pas dans cette accroche. Pas fondamentalement du moins, si l’on en croit le réalisateur :  It's not horror, it's horrific. It's not porn yet it's pornographic. Technically, it is an experimental film with pornographic elements. C’est vrai, pas de meilleure définition après visionnage.

Non, notre curiosité est toute entière dans la genèse du produit (réelle ou inventée ?), singulière ô combien : tombée sous le charme des films de Metropolitana, l’épouse malade d’un célèbre télé-évangéliste a décidé de financer le dernier projet de l’artiste... mais à une seule condition : qu’elle apparaisse dans le film par écran interposé, cachée sous l’alias d’Elektra McBride – et sous un masque fetish. La nana est donc au porte-monnaie, mais elle est surtout meneuse de vices puisque c’est elle qui, via l’IPhone, sera spectatrice des méfaits commis par l’héroïne. Où l’on voit que les prolégomènes de The Benefactress interrogent d’emblée, et engagent le film sur une voie métapolitique : l’hypocrisie d’une élite prétendument pure, mais à l’âme si pervertie qu’elle favorise le vice incognito car elle y prend aussi du plaisir...

L’héroïne disions-nous ? Juicy X de son alias, en référence à ses gros seins. Regard caméra, la nénette ronde et mûre se présente dans une longue introduction, affirmant qu’elle aide les femmes victimes d’abus dans le civil (c’est elle "la bienfaitrice" du titre), mais qu’elle est aussi comédienne dans une deuxième vie. Derrière elle, la sculpture étrange d’un appareil génital féminin, et le commandement princeps inscrit en toutes lettres : Do what you love... La liberté, toujours la liberté. Et puis l’ironie bien comprise car cette Juicy X abusera comme jamais d’une "Mystery Woman" (la victime) – pour le bonheur d’Elektra McBride. Bref, l’être humain est multidimensionnel, et qui fait l’ange fait la bête comme dirait l’autre.

La bête oui, car le prologue passé, Juicy X soumet sa victime à tous les caprices sexuels pendant une heure, sous le regard d’Elektra : laquelle se touche la minette et les nibards devant tel spectacle. Mention spéciale à toutes ces actrices du reste, tant le réalisme et l’énergie prévalent dans leur performance. Mais quel spectacle ? Rasage contraint, poire à lavement, godemiché, cunis forcés, gifles, coups de poing ou pistolet braqué sur la tempe pendant l’acte. Ainsi aura-t-on vite compris que le film n’a rien de masturbatoire : les chairs sont flasques, les corps adipeux et le filmage tout sauf érotique, à la grammaire volontairement laide (flous, hyper gros plans, décadrages, tremblements...). De surcroît, il n’y a guère de narration dans The Benefactress, si ce n’est une forme de crescendo dans l’horreur : la bourrelle est interrompue par sa femme de ménage, puis elle enfile une nuisette sexy et déplace sa proie d’une pièce à l’autre... jusqu’au surgissement du cameraman, Guerrilla Metropolitana lui-même, qui baise la victime et se trimballe quéquette à l’air pour mieux jouir de la situation. Un parfum légèrement snuff flotte alors en ces instants, d’autant que les actes sexuels ne sont pas simulés pour la plupart – et prennent constamment des airs violents. Un tour de force esthétique quoi qu’il en soit, tant le réalisateur s’attache aux formes de son œuvre : à la normalité triste du quotidien correspond un noir et blanc sinistre et un filmage apaisé, tandis que les horreurs de Juicy X sont en couleur et bénéficient d’une caméra toujours en mouvement – rythmées tout du long par des messages subliminaux, par les clics d’un appareil photo et par les sanglots de la victime. Ou des victimes plutôt, car cette liberté n’a pas de limites, pas de frein... L’ordinaire est lugubre en un mot, et la liberté plus joyeuse semble-t-il, même si elle s’exerce au dépens des autres.

Mais de joie et de plaisir il n’y aura pas pour le spectateur normalement constitué : scandé par les apparitions d’Elektra sur l’écran du portable – ou par Metropolitana dans le dernier tiers –, le film devient long supplice pour les voyeurs (in)volontaires que nous sommes alors, objet de contemplation comme il l’est pour Elektra et le réalisateur. Nous sommes placés dans la même position que les tortionnaires finalement, au point que le procédé peut rappeler les scènes finales du Salo de Pasolini, lorsque l’on mire les tortures infligées aux jeunes gens à travers les yeux de leurs bourreaux. D’où ce malaise qui n’en finit pas et transforme The Benefactress en épreuve : il ne s’agit pas d’aimer ou de ne pas aimer, il s’agit de supporter jusqu’au bout... Jusqu’à ce moment où Metropolitana se joint aux deux femmes et sacrifie cette "Mysterious Woman".

En ce sens, The Benefactress est bien une expérience limite, et un bon thermomètre pour mesurer notre capacité à souffrir la liberté artistique : même quand son objet ne convient pas à nos codes et à notre éducation.

David DIDELOT



Blu-ray et DVD sont disponibles sur le site de Blood Pact : 

mardi 13 août 2024

EN PRECOMMANDE : EROTIC BAZAR - CHRONIQUES DE L’ALCÔVE n°4

Spécial JESSICA RIZZO

"la Signora piu' amata dagli Italiani !"


Précommande dans la petite boutique du blog

Jusqu'au dimanche 8 septembre 2024



- Toute la carrière de la Donna passée au crible : 200 titres au moins, vingt ans de carrière et des charrettes de films... fous !

- Témoignages

- Entretien inédit avec Jessica

- Filmographie...

... et des dizaines de photos très (très) chaudes !

 

132 pages tout couleur, à ne pas lire en survêtement !

Version Deluxe format A4 / Tirage limité

 

Publication interdite aux mineurs, mais largement conseillée aux majeur(e)s.

Sortie fin septembre 2024 (envoi sous pli discret !)


 Grand merci à tous ceux qui ont permis la fabrication de ce volume, au premier rang desquels Jessica bien sûr, mais aussi Rigs Mordo (maquettiste de première classe) et l’imprimerie qui se reconnaîtra...



Jessica Rizzo, regina del cinema porno... casalingo !



jeudi 6 juin 2024

CLITO VIDEO en précommande !

Signé Denice Dildo, alias D. D… 😁

CLITO VIDEO ? Roman 100 % pour les grands, interdit aux mineurs.

Précommandable ici, pour une sortie estivale... à la bonne température :

https://www.editionsfautedefrappe.fr/clito-video


"Pack Tiède", "Pack Hot" et même "English version" : à vous de choisir !

Paris, été 1987. Les vidéoclubs ont bourgeonné un peu partout, les VHS pornos sortent par cagettes, et les boîtes de production les plus obscènes (les plus mystérieuses aussi...) ont fleuri dans la capitale. C’est dans ce contexte que bouillonne la chair de Barbara Salerni : une dame bien sous tout rapport, sauf celui de la culotte ! Il va donc lui falloir trouver chaussure à son pied (si je puis dire), et tous les moyens seront permis... même le cinéma.

CLITO VIDEO, c’est le désir féminin sans complexe ni parure, en forme d’hommage à une période moins bridée par les susceptibilités du jour.

Oserez-vous remonter le temps ?

Bien sûr que oui, on compte sur vous ! 😊





dimanche 13 août 2023

OLIVIA DEL RIO en dédicace !

Vivement la rentrée... Et même l'automne. Star légendaire de la zone porno, OLIVIA DEL RIO sera en dédicace le samedi 30 septembre - à la boutique parisienne METALUNA STORE. Encore un grand merci à elle pour cet honneur, la Bella Donna n'ayant plus "signé" depuis vingt ans au moins... 

Je n'oublie pas non plus ceux par qui l'événement fut rendu possible : PASCAL GALBRUN au premier chef, et BRUNO TERRIER bien sûr.

Attention, les places sont limitées et la dédicace n'aura lieu qu'en présentiel (comme on dit). Toutes les infos pratiques sont à chiner ici : 

https://metalunastore.fr/collections/exclusivite-metaluna/products/photos-pour-reservation-dedicace-olivia-del-rio

Réservez dès maintenant, la perspective de la rentrée n'en sera que plus douce ! 😊 

Belle fin d'été à tous, et à très vite... en bonne compagnie !








samedi 24 juin 2023

OLIVIA DEL RIO : ENTRETIEN EXCLUSIF SUR CINE FOREVER VIDEO !

Une rencontre si marquante que cela restera le plus beau souvenir de mes activités ciné, sans aucun doute possible. Car Olivia est la reine, et puis c'est tout : je crois que je l'aime en réalité 💓. Merci encore à elle pour cet entretien sans fard, réalisé en avril dernier : à lire aussi en version ultra complète dans le fanzine Olivia Del Rio - porno total (parution en septembre, mais précommandable dès maintenant dans la petite boutique de ce blog).


Et merci à Pascal Galbrun qui permit cet événement, de même qu'à Bruno Terrier qui nous ouvrit son antre nuitamment (Metaluna Store bien sûr), ainsi qu'au boss Sébastien Pihen : filmeur, monteur, mixeur et tout le toutim ! Quel boulot…  Enfin, big thanx aux gars de Ciné Forever Vidéo, sans qui rien de tout cela n'eût été possible : j'ai nommé Patrick Nadjar et Christian Lucas.


Mais je me tais maintenant, place à la plus envoûtante de toutes…  Viva o Brasil, e viva a Olivia !



 Olivia Del Rio : l'interview intégrale


samedi 17 juin 2023

OLIVIA DEL RIO - PORNO TOTAL en précommande !

Erotic Bazar présente : 

OLIVIA DEL RIO - PORNO TOTAL

Numéro spécial consacré à la reine du porno 90's !




Précommande dans la petite boutique du blog

 

- La carrière de la brûlante chica passée au crible : 250 titres, dix ans de carrière, et des camions de films cul(te) !


- Entretien fleuve avec la Miss : des productions amateurs françaises jusqu'aux plus grands studios américains, en passant par Joe D'Amato et tous les autres


- Filmographie sélective... et subjective


- Témoignages de ceux qui l'aimèrent, et l'aiment encore


- Des dizaines et des dizaines de photos… très chaudes

 

160 pages tout couleur, à ne pas lire en pyjama !

Version Deluxe / Tirage limité

 

Publication interdite aux mineurs, mais largement conseillée aux majeur(e)s.

 

Sortie septembre 2023 (envoi sous pli discret)...

avant la surprise des surprises : qui vivra verra ! 



Viva o Brasil, e viva a Olivia !




lundi 9 janvier 2023

EROTIC BAZAR - CHRONIQUES DE L'ALCÔVE n°2, EN PRECOMMANDE !

 


Rendez-vous dans la boutique


Sortie février 2023

(envoi sous pli discret)

 

Deutschland über alles ! comme disent les Te(u)tons, et c'est peu de le rappeler. Un numéro très choucroute et saucisse (surtout saucisse), avec au sommaire :

 

- Uschi Karnat dans le détail

 

- Karin Schubert für immer

 

- La série des Schulmädchen-Report

 

- Lilli Carati per adulti

 

- Carlos Aured : version "S"

 

- Bazar dell'erotismo

 

… et plus encore !

 


Publication interdite aux mineurs… mais largement conseillée aux majeur(e)s.


116 pages tout couleur... à ne pas lire en pyjama.

Tirage limité (si j'ose dire !)

Uschi Karnat sans chapeau


Et tous mes vœuX  pour cette nouvelle année !